A l'origine de l'endettement de la France…

Publié le par actubourse

Écrit par Bertrand Raynier - Forex.fr
Vendredi, 13 Mai 2011 00:00
Candidate officielle du Front National aux prochaines élections présidentielles, Marine le Pen a depuis, un ou deux ans, décidé de s'attaquer à un thème majeur du discours politique, l'endettement de la France.
Choix opportuniste alors que les questions de la Grèce, du Portugal ou encore de l'Irlande agitent les marchés financiers, ce détour économique du FN tend à souligner une diversification du discours de son élite dirigeante. Si l'immigration et la mondialisation restent au coeur du discours, afin de ne pas déstabiliser les adhérents de longue date, une nouvelle rhétorique, plus sociale et plus économique, qui trouve un écho dans les nombreux déçus de la gauche, a fait son apparition ces dernières années.
Rompant avec le discours d'une droite désormais décomplexée qui n'a eu de cesse d'attribuer la débandade budgétaire française aux années Mitterrand, l'extrême-droit est revenue au coeur du problème: la réforme de la Banque de France du 3 janvier 1973, aussi appelée loi Rothschild.
Elle fut impulsée par un président déjà gravement atteint par la maladie et qui avait fait ses armes au sein de la prestigieuse banque, d'où le nom péjoratif souvent attribué à cette loi.
La réforme de 1973 modifie profondément les statuts de la Banque de France en stipulant que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France" (art. 25). En d'autres termes, la Banque de France ne peut plus, depuis cette loi, faire crédit à l'Etat français ce qui fait de l'Etat un citoyen presque comme les autres, obligé de se retourner vers les banques commerciales privées pour se financer, et notamment financer les intérêts de la dette.
Auparavant, l'Etat, reprenant les prérogatives royales, avait droit de battre monnaie, ce qui évidemment ne garantissait pas une bonne gestion des affaires publiques. C'est surtout au nom de l'indépendance de la banque centrale qu'une séparation fut instituée à ce niveau par la réforme de 1973.
Cette règle fut reprise par la suite au niveau européen, avec d'abord l'article 104 du Traité de Maastricht puis par l'article 123 du Traité de Lisbonne.
Cependant, force est de constater, schéma à l'appui, depuis 1973 et cette réforme, que la dette et le poids des intérêts de la dette n'ont cessé d'augmenter et de devenir un fardeau. A l'heure actuelle, la France a payé en intérêts l'équivalent de la dette du pays!
De quoi au moins dédouaner la Gauche au pouvoir qui est souvent accusée par l'UMP d'être à l'origine du sur-endettement français.
La proposition du Front National est, afin de retrouver la "liberté monétaire" de la France, de sortir de la zone euro en rétablissement le franc et de restaurer dans ses prérogatives la Banque de France, qui est actuellement seulement une succursale de la Banque Centrale Européenne.
D'autres problèmes se posent alors...
drapeau_franceCandidate officielle du Front National aux prochaines élections présidentielles, Marine le Pen a depuis, un ou deux ans, décidé de s'attaquer à un thème majeur du discours politique, l'endettement de la France.
Choix opportuniste alors que les questions de la Grèce, du Portugal ou encore de l'Irlande agitent les marchés financiers, ce détour économique du FN tend à souligner une diversification du discours de son élite dirigeante. Si l'immigration et la mondialisation restent au coeur du discours, afin de ne pas déstabiliser les adhérents de longue date, une nouvelle rhétorique, plus sociale et plus économique, qui trouve un écho dans les nombreux déçus de la gauche, a fait son apparition ces dernières années.
Rompant avec le discours d'une droite désormais décomplexée qui n'a eu de cesse d'attribuer la débandade budgétaire française aux années Mitterrand, l'extrême-droit est revenue au coeur du problème, selon elle: la réforme de la Banque de France du 3 janvier 1973, aussi appelée loi Rothschild.
Elle fut impulsée par un président déjà gravement atteint par la maladie et qui avait fait ses armes au sein de la prestigieuse banque, d'où le nom péjoratif souvent attribué à cette loi.
La réforme de 1973 modifie profondément les statuts de la Banque de France en stipulant que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France" (art. 25). En d'autres termes, la Banque de France ne peut plus, depuis cette loi, faire crédit à l'Etat français ce qui fait de l'Etat un citoyen presque comme les autres, obligé de se retourner vers les banques commerciales privées pour se financer, et notamment financer les intérêts de la dette.
Auparavant, l'Etat, reprenant les prérogatives royales, avait droit de battre monnaie, ce qui évidemment ne garantissait pas une bonne gestion des affaires publiques. C'est surtout au nom de l'indépendance de la banque centrale qu'une séparation fut instituée à ce niveau par la réforme de 1973.
Cette règle fut reprise par la suite au niveau européen, avec d'abord l'article 104 du Traité de Maastricht puis par l'article 123 du Traité de Lisbonne.
Cependant, force est de constater, schéma à l'appui, depuis 1973 et cette réforme, que la dette et le poids des intérêts de la dette n'ont cessé d'augmenter et de devenir un fardeau. A l'heure actuelle, la France a payé en intérêts l'équivalent de la dette du pays!
De quoi au moins dédouaner la Gauche au pouvoir qui est souvent accusée par l'UMP d'être à l'origine du sur-endettement français.

 

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