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Publié le par actubourse

Paris fait une pause avant les résultats américains 11/04/11 | 17H48 | Investir.fr Après trois semaines de hausse d'affilée, la Bourse de Paris a manqué de catalyseurs pour poursuivre son ascension. Le marché parisien reste néanmoins bien installé au-dessus des 4.000 points malgré une nouvelle réplique puissante au Japon et l'abaissement des prévisions de croissance 2011 par le FMI de plusieurs grandes puissances mondiales. Les volumes sont restés limités alors que débute ce soir aux Etats-Unis la saison des résultats trimestriels avec Alcoa. A la clôture, le Cac 40 perd 0,57% à 4.038,70 points. Schneider Electric, Publicis et le secteur automobile ont souffert. EDF EN flambe de 10%. En manque de catalyseurs après trois semaines de hausse d'affilée, la Bourse de Paris termine aujourd'hui en légère baisse. L'annonce d'une nouvelle réplique sismique au Japon a pesé sur la tendance, même si l'alerte au tsunami a été levée. Les abaissements de prévisions de croissance 2011 par le FMI pour les Etats-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne ont également refroidi les investisseurs. La fermeté des cours des matières premières fait par ailleurs craindre une réduction des marges des entreprises. Les opérateurs ont également limité les initiatives en ce début de semaine marquée par le début de la saison des résultats du premier trimestre aux Etats-Unis. Alcoa sera la première société du Dow Jones à se plier à l'exercice, après la clôture de Wall Street. A New York, le titre du géant de l'aluminium progresse de 1,5%. Les valeurs cycliques subissent des dégagements, les constructeurs automobiles étant particulièrement touchés alors que Credit Suisse a dégradé le secteur. Schneider a été quant à lui pénalisé par des rumeurs d'intérêt pour Tyco International. A l'inverse, EDF Energies Nouvelles s'est adjugé près de 10% après l'offre de rachat des minoritaires par EDF. A la clôture, le Cac 40 perd 0,57% à 4.038,70 points dans un volume d'affaires de 2,7 milliards d'euros. A Londres, le Footsie est stable (-0,04%) et, à Francfort, le Dax cède 0,15%. A New York, le Dow Jones gagne 0,42% et le Nasdaq Composite évolue à l'équilibre. Du côté des matières premières, le baril de brut léger américain se replie de 1,2 dollar à 111,59 dollars alors que le colonel Kadhafi a accepté une feuille de route de l'Union africaine prévoyant un cessez-le-feu en Libye. Sur le marché des changes, l'euro se tasse à 1,4457 dollar tout en se maintenant autour d'un plus haut de 15 mois touché vendredi à 1,4484. Sur le plan macroéconomique, la production industrielle a progressé de 0,4% en France en février après une hausse de 0,7% en janvier. L'OCDE a pour sa part relevé sa prévision de croissance pour la France à 2% en 2011, contre 1,6% auparavant. L'Organisation a en outre annoncé que ses indicateurs avancés continuent de refléter une expansion économique. Elle a cependant ajouté qu'il n'est pas possible de présenter des estimations fiables de son indicateur composite en raison des circonstances exceptionnelles auxquelles le Japon a dû faire face. Plus forte baisse du Cac 40, Schneider Electric recule de 3,66% à 117 euros. Le groupe réfléchit à une offre d'achat sur Tyco International qui lui permettrait de devenir le leader mondial des systèmes de sécurité, rapporte Bloomberg en citant des sources proches du dossier. Ce projet serait à un stade préliminaire et un accord ne devrait pas intervenir rapidement, ajoutent ces sources. La capitalisation boursière de Tyco représentait 22,3 milliards de dollars à New York vendredi soir. Les deux groupes se sont refusés à tout commentaire. Tyco International gagne près de 4%. Les valeurs liées à la construction pâtissent de l'abaissement des prévisions de l'allemand Hochtief, qui anticipe une forte perte de sa filiale australienne Leighton. Vinci perd 1,81% à 43,64 euros, Bouygues 0,82% à 34,05, Saint-Gobain 1,35% à 45,57 et Lafarge 1,81% à 45,14. Renault recule de 2,21% à 38,98 euros. Le groupe a réuni cet après-midi un conseil d'administration extraordinaire afin de déterminer les responsabilités dans la fausse affaire d'espionnage. Le directeur général adjoint Patrick Pélata a présenté sa démission qui a été acceptée, selon des sources citées par Reuters. Par ailleurs, Credit Suisse a abaissé sa recommandation sur le secteur automobile de « superformance » à « en ligne ». Peugeot cède 2,02% à 28,12 euros et Michelin 0,92% à 60,49. Le fabricant de pneumatiques envisage d'investir 800 millions d'euros au Brésil entre 2012 et 2016, rapporte Valor Economico en citant Jean-Philippe Ollier, responsable du groupe pour l'Amérique du Sud. Les craintes de pénurie de composants électroniques en provenance du Japon pèsent également sur STMicroelectronics, en repli de 1,27% à 8,552 euros. EDF Energies Nouvelles (EEN) bondit de 9,74% à 40,21 euros. La cotation des actions de la société a repris ce matin après l'annonce vendredi par EDF d'une offre de rachat sur les 50% du capital de sa filiale qu'il ne détient pas encore pour 1,4 à 1,5 milliard d'euros. EDF gagne 1,99% à 27,92 euros. Publicis baisse de 2,65% à 38,57 euros. Sa filiale ZenithOptimedia a abaissé sa prévision de croissance des dépenses mondiales de publicité à 4,2%, contre 4,6% auparavant. UBS a intégré Publicis à sa liste des valeurs des médias les moins recommandées. Sanofi-Aventis gagne 1,04% à 51,27 euros. JP Morgan a intégré le titre du laboratoire à sa liste de valeurs préférées. Par ailleurs, le groupe a annoncé avoir bouclé l'acquisition de l'américain Genzyme qu'il détient désormais en totalité au terme de la réouverture de son offre. NYSE Euronext cède 1,64% à 26,31 euros alors que la perspective d'une bataille boursière entre Deutsche Börse et le tandem Nasdaq -ICE s'estompent. La plateforme transatlantique a rejeté l'offre d'achat non sollicitée présentée par Nasdaq OMX et InterContinental Exchange (ICE) en réaffirmant sa préférence pour un rapprochement avec Deutsche Börse. Par ailleurs, Dominique Cerutti, le directeur général adjoint de NYSE Euronext, a déclaré ce lundi que le groupe et Deutsche Börse pensent que d'autres Bourses pourraient les rejoindre après leur fusion. Enfin, Ubisoft avance de 4,55% à 7,656 euros, soutenu par des commentaires d'analystes évoquant un entretien avec Yves Guillemot dans lequel le PDG du groupe indique espérer dépasser ses concurrents Electronic Arts et Activision, selon Reuters. Marjorie Encelot

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